Les Îlets en tournée

Longwy-Texas

Carole Thibaut

mar. 23 mai 19h30

Théâtre Ouvert (Paris 18)

Solo-performance sur la place des filles et des pères dans l'histoire industrielle

réservations :

01 42 55 55 50

Autours

mer. 31 mai à l’issue de la représentation

rencontre "Art de l’acteur" avec la Jeune Troupe des Îlets

mar. 30 mai et jeu. 1er juin : rencontres-dialogues à l’issue des représentations

avec les élèves qui ont participé au processus d’écriture des Variations amoureuses

ven. 2 juin : rencontre-dialogue

à l’issue des représentations de aMour et Variations amoureuses

ven. 2 juin : garderie

(sur réservation)

L’Étreinte des mots

Marie-Laure Desjardins, ArtsHebdo|Média

Tu me fais tourner la tête, mon manège à moi c’est toi... Sur les parois de cet espace tout en transparence s’inscrivent des phrases sans début, sans point. Des circonvolutions de mots, des morceaux de texte. L’esprit qui cherche à comprendre, à rationaliser se débat un moment. Il observe par les yeux, les oreilles, tente d’attraper un fil à dérouler. Un fil pour le guider. La musique naît par instant et disparaît. De l’aube claire jusqu’à la fin du jour, je t’aime encore tu sais je t’aime... Que faire sans repères de ce temps en boucle dans ce lieu confiné, ouvert aux quatre vents. Et pourquoi pas s’asseoir, parer sa tête d’un casque. L’histoire qui se déroule n’est pas la mienne et pourtant... Ainsi isolés, les tympans vibrent au son de la voix qui parle de Vous. Vous n’aime pas perdre son temps, avec des détails ennuyeux. Vous est un homme séduisant, mais si Vous s’en doute parfois Vous ne s’en préoccupe pas... Durant les premières minutes, le cerveau tente encore de résister. Les images qu’il voit, déconnectées du message qu’il entend... Il tente encore et encore d’y mettre bon ordre. Son rôle est de comprendre. Mais, tout à coup, un mot l’accroche, le transporte, il décolle. Il ne cherche plus à enregistrer les références, les visages, il flotte au fil des phrases. Me voici rognée dit-elle, et je ne dois pas l’être moi, entière et forte et une, je ne dois pas accepter d’être éparpillée par petits bouts de moi-même... De ce récit, il ignore tout et rien à la fois. Les paupières se ferment, des images mentales viennent remplacer celles projetées sur les murs clairs. Tout flotte. Il n’est plus question de ville, de métro bondé, de tâches en souffrance, de programme à établir. Je veux savoir. Comment c’est arrivé. Pourquoi et jusqu’où tout cela les mènera. Silence dans le casque. Il faut de nouveau se propulser à l’extérieur de soi […]. ▸ artshebdomedia.com